2/13 | Penal Theories and Institutions

The manuscript of Foucault’s second annual lectures, titled Penal Theories and Institutions (1971-1972), begins brusquely: “No introduction,” Foucault jots down on his notes. “The raison d’être of this course: One need only open one’s eyes.” (T&IP, p. 3; BnF folio 1). Foucault then launches into seven intensely detailed lessons on the repression of the Nu-pieds rebellion in Normandy in 1639. It is a historical analysis that traces the birth of a repressive judicial/policing apparatus in France, at a time when the Collège de France itself, and the adjacent Sorbonne, were surrounded by paramilitary forces (the CRS, that is the anti-riots special forces of the French national police). From there, Foucault will then turn to a detailed exploration of Germanic and Roman penal law, especially from the Middle Ages, in order to elaborate an analysis of the truth effects of juridical forms, building on the previous year’s lessons.

In preparing the French edition, which is based on Foucault’s manuscript lecture notes that are now held at the BnF, I struggled over which passage to place on the back cover. The first possibility was a bit too provocative, in the end. It highlighted the intellectual and political context of the 1971-1972 lectures, and offered a window into some of the controversies and struggles at the time. It was a side comment in the last lesson from March 8, 1972:

L’intellectuel, c’est l’extracteur de sur-savoir, indispensable au pouvoir, mais en position de chantage et de refus. Tout proche des appareils d’État, toujours [prêt à] devenir fonctionnaire; et toujours prêt à être l’intellectuel « protestataire », hors jeu, qui refuse d’extraire du savoir (poète, écrivain), ou qui prétend mettre son savoir au service de la classe dominée. (T&IP, p. 211; BnF folio 251)

This first passage reflects the difficulties that Foucault was experiencing with regard to his own role as intellectual, as well as the struggle he was going through with regard to his own scholarly writing—both of which were vividly reflected in his conversation with Gilles Deleuze on March 4, 1972 (“Intellectuals and Power,” 205-217, in Language, Counter-Memory, Practice: Selected Essays and Interviews by Michel Foucault, Donald F. Bouchard ed. [Ithaca: Cornell University Press, 1977]), and in other interviews such as “Le grand enfermement,” (D&E, #105), where he would go so far as to state, on March 25 1972, that:

Si je m’occupe du G.I.P., c’est justement parce que je préfère un travail effectif au bavardage universitaire et au griffonnage de livres. Écrire aujourd’hui une suite de mon Histoire de la folie … est pour moi dépourvu d’intérêt. En revanche, une action politique concrète en faveur des prisonniers me parait chargée de sens.

These passages reflect so well the ongoing debates, at the time, over the proper role of the intellectual in political discourse, and they shape the text we read, but they overprivileged, perhaps, the immediate contextualization.

A better place to look, then, was in certain capstone passages from the first seven lectures, where Foucault analyzed Chancelier Séguier’s repression of the revolts in 1639. There, at least two possible passages caught the eye, and captured well the theoretical import of a retrospective analysis. The first from the lesson of January 12, 1972:

Aux deux aspects traditionnels de la souveraineté monarchique (justice et armée) s’ajoute un troisième : la répression. Le roi peut et doit rendre la justice entre les individus qui lui sont sujets ; il peut et doit assurer la défense de ses sujets contre leurs ennemis ; il peut et doit réprimer la sédition de ses sujets. (T&IP p. 69; BnF folio 85)

Or, a little bit further in that same lesson:

On voit de cette manière se détacher de la personne du Roi une région, un ensemble d’individus, un corps, qui est comme le corps visible de l’État. Un homme comme Séguier et ceux qui l’entourent ne sont plus simplement des agents du Roi (ceux qui exécutent et directement sa volonté) : ils représentent ou plutôt ils constituent à eux tous le pouvoir d’État. 

Et s’il est vrai que la théorie et la théologie politiques du Moyen Âge ont admis que deux corps étaient réunis dans la personne du Roi (le corps physique et le corps politique), peut être faut-il admettre que ces gens qui venaient en Normandie chargés de prérogatives quasi royales constituaient à eux tous le corps visible de l’État. 

À la place du roi absent s’avance le corps visible de l’État. (T&IP, p. 71; BnF folio 87)

Both of these passages capture succinctly the theoretical stakes of the deep historical plunge into the 17th century: an effort to identify and locate that specific moment when a repressive apparatus—one that brought together a civil judicial authority and a militaristic policing function—emerged as an entirely separate entity from the army, from the parliaments, and from the King.

But it was equally tempting to turn to the later lessons and show the link to the Lectures on the Will to Know (1970-1971) from the year before. A number of passages tie the analysis of medieval legal practices back to the study of legal forms, such as the agonistic contest, to the Oedipal inquest, or to money as measure. So this passage from the final lesson—an absolutely remarkable lesson—of March 8, 1972 stands out:

La mesure est un type de pouvoir-savoir qui a la forme de la délimitation, de la composition, de la rééquilibration, de la distribution ; elle permet un maintien ou déplacement de la richesse et du pouvoir.

L’enquête est un type de pouvoir-savoir qui a la forme du prélèvement du savoir lui-même et de sa redistribution. C’est une forme de pouvoir-savoir qui porte non plus sur les choses (propriétés, marchandises, fortunes, récoltes, saisons), mais sur le savoir. 

Et alors que la mesure grecque permettait de maintenir le prélèvement des richesses, l’enquête constitue en elle-même un prélèvement de savoir, qui permet secondairement, par les renforcements politiques qu’elle autorise, un prélèvement de richesse. (T&IP, p. 210; BnF folio 248).

The link back to measure ties the two lecture series, and demonstrates the continuity of the analysis of the legal forms. Another passage was even more tempting because, like the previous one, it showed the continuity, but in addition the stakes: the relation between these legal forms and the eventual invention of the social sciences. This other passage, also from the March 8th, 1972, lecture, draws a remarkable connection to Foucault’s 1966 book, The Order of Things:

Ainsi dans les grandes sciences empiriques de l’Occident comme la biologie ou la grammaire, on ne retrouve pas l’enquête administrative elle-même ; mais l’enquête comme forme d’exercice du pouvoir et de constitution d’un sur-savoir a donné lieu à des pratiques discursives (à des types de description, d’analyse, de découpage de l’objet, position de l’objet) qui se sont stabilisées, corrigées, renforcées les unes les autres à leur propre niveau. À ce niveau aussi elles ont été corrigées, rectifiées par d’autres formations discursives. Nouveau type de formation d’un plus de savoir. (T&IP, p. 214, BnF folio 257)

But then, there was another passage that not only linked back to the 1970-1971 lectures and The Order of Things, but at the very same time foreshadowed Discipline and Punish (1975) in such terms that the passage seemed practically irresistible:

Une remarque enfin.

L’analyse d’autres matrices juridico-politiques fera apparaître à côté de l’enquête et de la mesure un autre schéma du pouvoir-savoir.

Les nouveaux types de pénalité, de contrôle et de répression au XVII Ie-XIXe siècle ont fait apparaître la forme de l’examen :

  • examen de normalité
  • examen de niveau
  • examen de moralité
  • examen de santé (mentale ou non)

 sur les individus ou les groupes.

C’est de là que sera extrait un sur-savoir dont l’effet sera l’apparition des sciences humaines.

 À partir des trois matrices juridico-politiques sont nées les sciences :

  • mesurantes du κόσμος,
  • descriptives de la nature,
  • normatives de l’homme (T&IP, p. 215; BnF folio 259).

This passage could almost introduce the book on the prisons in 1975.

In the end, though, another passage made its way onto the back cover of the French edition. A passage that related the centrality of juridical battles to Foucault’s emerging model of power—and one that would give the full flavor of the importance of these lectures to legal theorists. It is this passage from the lesson of February 2, 1972, that is now on the back cover:

Ce qui caractérise l’acte de justice, ce n’est pas le recours à un tribunal et à des juges ; ce n’est pas l’intervention des magistrats (même s’ils devaient être de simples médiateurs ou arbitres). Ce qui caractérise l’acte juridique, le processus ou la procédure au sens large, c’est le développement réglé d’un litige. Et dans ce développement, l’intervention des juges, leur avis ou leur décision n’est jamais qu’un épisode. C’est la manière dont on s’affronte, la manière dont on lutte qui définit l’ordre juridique. 

La règle et la lutte, la règle dans la lutte, c’est cela le juridique. (T&IP, p. 115; BnF folio 143).

This epigraph reflects one of the most striking dimensions of these 1971-1972 lectures: the theory of penal law that Foucault would develop there—and would elaborate the following year, in 1973, in the lectures on The Punitive Society and, in Rio, a few months later, in “Truth and Juridical Forms.” It is in these lectures, Penal Theories and Institutions, that Foucault begins to develop what can only be described as a « political theory of penal law. » As he himself would emphasize on March 1, 1972, « La pénalité est, de fond en comble, politique. » (T&IP, p. 190 ; BnF folio 224).

Let us, then, begin to explore these different dimensions of Penal Theories and Institutions

[Read post here. © Bernard E. Harcourt]